On voit apparaître de plus en plus de vélos électriques sur le marché européen qui se ressemblent beaucoup : cadre pliable, petites roues équipées de pneus larges, moteur électrique et batterie imposante. Pourtant, leurs noms, leurs marques et leurs fabricants peuvent être totalement différents.

Parmi les modèles disponibles sur le marché européen, on trouve l'ApeFox RH20, le Skyjet 20 Nitro Pro, le Bottecchia E-Fold Pit Bull, le Coppi E-bike Fat 2, l'Engwe Engine Pro 2.0 et le Chamrider DTS425. Ils appartiennent à un segment en pleine croissance : celui des vélos électriques compacts à pneus larges, conçus pour les trajets urbains, les loisirs et la circulation sur des revêtements variés.

Les prix de modèles similaires sur le marché européen se situent généralement dans une fourchette allant de 700 € à 1 500 €. Le coût exact dépend de la batterie, de l'équipement, des freins, de la puissance du moteur électrique, de la configuration et du pays de vente.

Une structure similaire

La plupart de ces vélos sont dotés d'un cadre pliable, ce qui facilite le transport et le stockage. Les cadres peuvent être fabriqués en acier ou en alliages d'aluminium. Par exemple, selon les modèles, on trouve aussi bien des structures en acier que des cadres en aluminium 6061.

Une autre caractéristique notable réside dans les pneus larges, d'environ 20 × 4 pouces. Ces vélos sont souvent appelés « fatbikes » ou vélos électriques à pneus larges. Le grand volume des pneus permet de réduire la pression et d'adoucir la conduite sur les surfaces irrégulières, le gravier et les chemins de terre.

Cependant, les roues larges et la structure renforcée ont un inconvénient : le poids. Selon l'équipement, ces vélos électriques peuvent peser environ 25 à 32 kg, ce qui est nettement plus qu'un vélo de ville ordinaire.

Grosses batteries

La différence entre les modèles est particulièrement marquée au niveau des batteries. On trouve des batteries allant d'environ 360 Wh à plus de 1 000 Wh.

Par exemple, une batterie de 36 V et 10 Ah correspond à environ 360 Wh, tandis qu'une batterie de 48 V et 25 Ah atteint près de 1200 Wh . Une batterie de plus grande capacité permet potentiellement de parcourir une plus longue distance sans recharge, mais elle augmente également le poids du vélo.

La charge complète de ce type de batterie prend généralement environ 4 à 6 heures, bien que la durée exacte dépende de la capacité de la batterie et de la puissance du chargeur.

Vitesse et limitations européennes

Il est important pour l'acheteur de ne pas confondre les capacités techniques du vélo avec les conditions d'utilisation autorisées sur la voie publique.

Pour un vélo à assistance électrique standard de type « pedelec », relevant de l'exception prévue par la législation de l'UE, l'assistance électrique doit cesser lorsque la vitesse atteint 25 km/h , et la puissance nominale continue maximale du moteur doit être de 250 W. L'assistance doit également s'arrêter lorsque le cycliste cesse de pédaler.

Cela dit, certains vélos électriques disponibles sur le marché sont techniquement capables d'atteindre des vitesses de 40 à 50 km/h, voire plus. Toutefois, de telles caractéristiques ne signifient pas pour autant que le vélo peut être utilisé sur la voie publique comme un « pedelec » ordinaire. Selon ses caractéristiques spécifiques et la législation en vigueur, il peut relever d'une autre catégorie de véhicules et nécessiter le respect d'exigences supplémentaires.

Pourquoi se ressemblent-ils presque ?

C'est précisément là que réside la principale caractéristique du marché actuel. L'acheteur peut voir plusieurs vélos pratiquement identiques : mêmes roues larges de 20 pouces, cadre pliant similaire, batterie située derrière le cadre ou sous la selle, et moteur électrique intégré à la roue arrière.

Cependant, des entreprises et des fabricants totalement différents peuvent se cacher derrière une apparence identique. Ainsi, les noms ApeFox, Skyjet, Bottecchia, Coppi, Engwe et Chamrider ne désignent pas un seul et même modèle ou fabricant.

Lors du choix d'un tel vélo, il est judicieux de ne pas se limiter à l'apparence et à la puissance annoncée. Il convient également de prendre en compte le matériau du cadre, la capacité de la batterie (en Wh), le type de freins, la qualité du système électrique, le poids, le temps de charge, l'autonomie, ainsi que la disponibilité des pièces détachées et du service après-vente.

C'est précisément ce qui importe aujourd'hui pour l'acheteur sur le marché européen : une apparence similaire ne signifie pas pour autant une qualité, des caractéristiques ou un statut juridique identiques pour le vélo.